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Des pilotes algériens peinent à obtenir les équivalences

Une quarantaine de pilotes algériens réclame au ministère des Transports les équivalences à leurs attestations et brevets obtenus à l’étranger, soit des licences de pilote professionnel qui leur permettraient de postuler à l’emploi auprès de compagnies nationales de transport aérien. Formés, grâce au self-sponsor (études payées par leurs propres moyens), dans de prestigieuses écoles de l’aviation civile (Afrique du Sud, France, Espagne, Grèce, Angleterre, Canada, etc.), ces jeunes pilotes sont dans l’impasse. Leur cauchemar a commencé dès leur retour de l’étranger lorsqu’ils se sont vu signifier un niet catégorique quant à l’obtention d’une équivalence de leur diplôme. L’ex-ministre des Transports, Amar Ghoul, a procédé, en octobre 2014, au gel de la délivrance des équivalences aux diplômes obtenus à l’étranger.
Du coup, ces pilotes sont obligés d’attendre que le projet de loi passe devant le Parlement. Une fois la loi publiée au Journal officiel, les plaignants ont cru que leur calvaire allait enfin prendre fin. Que non ! Au ministère des Transports, on leur a de nouveau imposé d’attendre que soient élaborés les textes d’application. Ce qui risque de tarder et de les pénaliser.
Ils craignent pour la validité de leurs diplômes. “Aujourd’hui, nous craignons que nos certificats et brevets expirent. Pour les refaire, il faudra repartir dans les écoles où nous avons été formés et payer entre 50 000 et 60 000 dollars ! Pourquoi nous refuse-t-on cette équivalence ? Nous avons la nette impression que nous sommes pris en otage par la Dacm !”, clament ces jeunes pilotes qui veulent mettre leur savoir-faire au service du pays.
Il faut savoir qu’un simple rendez-vous pour une simple visite médicale au centre d’expertise d’Aïn Naâdja (Alger) revient à 50 000 DA. “Nous n’avons aucune responsabilité dans ce retard. Certains de nos collègues ont déjà perdu la validité de leur licence. C’est dramatique. Nous avons consenti de lourds sacrifices, tant sur le plan financier que social, pour obtenir ces diplômes. La Dacm doit savoir que la conversion de nos diplômes permettra à nos compagnies aériennes d’économiser beaucoup de frais (…). On sait bien que la compagnie Air Algérie est dans un besoin pressant d’une centaine de pilotes. Nous espérons que le ministre des Transports sera sensible à notre cause et que nos démarches ne soient pas vaines.”

​Des pilotes algériens peinent à obtenir les équivalences

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