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Un système archaïque

On assiste au lancement à pas timides de la 4G et du e-paiement. Concernant la téléphonie mobile, on aurait dû basculer directement à la 4G. Ce retard dans le lancement à la fois de la 3G et de la 4G coûte au moins 3 milliards de dollars, selon un spécialiste. Résultat des tergiversations des pouvoirs publics : les trois opérateurs viennent à peine de recevoir les autorisations pour pouvoir exploiter leur réseau de téléphonie mobile. Du coup, la couverture du territoire par ces trois opérateurs au titre de la 4G est très limitée. Trois wilayas de l’intérieur pour Djezzy et Oreedoo. Seule Mobilis peut pour l’instant couvrir la capitale. Cahier des charges oblige.


Quant aux campagnes de communication, elles en sont aux balbutiements. Mais il faut attendre dans les prochains mois une guerre commerciale entre les trois opérateurs : qui affichera la meilleure offre en termes de qualité/prix. Les deux premiers opérateurs déclarent déjà que la 4G sera offerte au même prix que la 3G.


Mobilis affirme qu’elle sera légèrement moins chère que la téléphonie de troisième génération. La clientèle sera très attentive à la qualité des offres tout comme au prix des packs. Il s’agit de savoir si les opérateurs privilégient les terminaux produits localement.
Car le passage à une nouvelle génération induit de nouveaux besoins d’achats de téléphones compatibles. Mobilis a déjà choisi la voie : un pack Mantoudj Bladi. On a assisté également à un lancement sur la pointe des pieds du e-paiement. À court terme, il touchera peu de citoyens. Car les banques accusent un énorme retard. Peu de clients disposent de la carte de paiement. Là, on aurait dû passer d’abord par la Poste au regard du nombre des bureaux de poste et du nombre de clients. Par ce biais pourrait s’accroître l’intérêt de la population pour le e-paiement.


Et du coup encourager les commerçants à adhérer à ce système moderne de paiement. De surcroît, on est en présence de peu de fournisseurs de prestations. Le e-paiement se limite à Air Algérie, Sonelgaz, Seaal et quelques prestataires de services. Ce qui fait dire à un spécialiste : “C’est ridicule, cette opération est minuscule, microscopique.” Tout comme la 4G, le retard dans le e-paiement coûte au pays des milliards de dinars.
Il faut savoir que la réussite du e-paiement dépend de la confiance qu’accordent les citoyens à ce système. Là aussi, sans campagne de communication tous azimuts, on voit mal la majorité de la population adhérer à ce moyen moderne de paiement. La confiance s’acquiert également avec la garantie de la sécurité du système et sa fiabilité. Sans quoi, le e-paiement subira le même sort que le système de retrait : une grande partie des citoyens évite de recourir aux distributeurs automatiques de billets.


Dans ce scénario, la prédominance du cash risque de perdurer avec toutes les conséquences négatives qu’on peut imaginer sur l’économie nationale : le règne de la “chkara”, des circuits occultes de la corruption et du blanchiment d’argent.

Par : K. Remouche

Liberté Algérie : LE RETARD, COMBIEN ÇA COÛTE ?

 

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