Tassili Airlines
Monsieur le PDG, Fayçal KHELIL
Paris, le 20 août 2015
Monsieur le PDG de Tassili Airlines (TAL),
Nous avons pris connaissance de la réponse de votre chargé de communication, M. Karim BAHARD, parue sur "Algérie-patriotique" et "Algerie-1" en date du 16 août 2015.
Malheureusement, celui-ci ne répond pas aux questions soulevées dans notre article du 15 août 2015.
De plus, le prétexte de "défaut de paiement" avancé par M. BAHARD n’est absolument pas convaincant.
En effet, M. BAHARD s’est focalisé délibérément sur le terme "intermédiaire" en délaissant le sujet principal qui est : Pourquoi Tassili Airlines a-t-elle abandonné les passagers algériens et pourquoi n’a-t-elle pas programmé, elle-même, ces quelques vols supplémentaires ? Sachant qu’elle dispose de ses propres guichets et ceux d’Air Algérie sont à sa disposition selon les termes de la procédure d’unification du billet.
Nous n’attendons pas de déclarations médiatiques.
Nous reformulons nos questions au premier responsable, à vous Monsieur le PDG Fayçal KHELIL, et au Directeur Juridique, M. BENMAFOUD :
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- N'est-ce pas le transporteur effectif, en l’occurrence TAL, qui est selon les textes du droit Aérien et des accords IATA responsable, et lui seul juridiquement et pénalement ?
- Qui a ordonné la décision d'annuler le vol et ainsi de laisser des familles, sans aucun regret, clouées au sol à Paris !? Est-ce le Directeur d'Exploitation, M. Abdelhak REZIG, où le Directeur Commercial, Adil CHEROUATI ?
Apres avoir interpellé la DGAC (Direction Générale de l’Aviation Civile française), nous vous rappelons quelques éléments de la réglementation qui vous n’ont pas dus vous échapper.
La réglementation européenne prévoit que « Tout vol au départ d’un aéroport de l’Union Européenne, quelle que soit la nationalité du transporteur effectif et la destination du trajet, est soumis à la réglementation européenne ».
Il est clair que le Transporteur aérien effectif est le transporteur aérien qui réalise le vol, Tassili Airlines est donc bien le transporteur effectif.
Ainsi, l’article 5 du Règlement (CE) n° 261/2004 définit l’ensemble des droits des passagers et obligation de la compagnie Tassili Airlines envers les voyageurs.
Faut-il vous rappeler, Monsieur le PDG, la déclaration du ministre de tutelle suite au crash du vol AH5017 en juillet 2014, qui indique que : C’EST LA FAUTE DU TRANSPORTEUR EFFECTIF : « LA COMPAGNIE SWIFTAIR ». Cette fois, comme TAL est le transporteur effectif, vous accusez le transport contractuel : Trans-Atlantic-France !
Pourquoi nos hauts « responsables » jettent-ils à chaque fois la faute sur les autres !?
Il est fait état d’une « longue série de vérifications » qui au final n’ont pas pu ou su protéger le passager algérien. Nous avons plus qu’un doute sur vos contrôles, car ce n’est pas la première fois que les algériens sont victimes de ce genre d’abondant.
De plus, le Collectif CCTA avait déjà émis des réserves au sujet de Trans-Atlantic-France qui présente plusieurs incohérences sur leur site web, sur des numéros de téléphone qui ne répondent jamais et des adresses postales inexistantes, l’ambiguïté de l’annonce de ce partenariat en l’associant aux promesses du candidat Abdelaziz BOUTEFLIKA et au chef du FLN Amar SAADANI, etc.
M. le PDG de Tassili Airlines, votre homologue chez Air Algérie et votre Ministre de tutelle, rappellent systématiquement lors de chaque apparition médiatique que le passager algérien est au centre de vos intérêts et décisions, chose qui est totalement fausse.
Si tel était le cas, la société TAL aurait immédiatement trouvé une alternative (transporter ces passagers et poursuivre ensuite Trans-Atlantic pour défaut de paiement) en application des réglementations protégeant le passager et par respect aux compatriotes algériens.
Nous voulons aussi annoncer que le Collectif CCTA organise une réunion publique le samedi 12 septembre à 17h à la salle de la piscine au 1, rue Edouard Poisson 93300 Aubervilliers dans le but d’informer nos compatriotes de leurs droits en tant que passagers et de leur expliquer les moyens existants pour demander leurs indemnités dues par les compagnies aériennes qui transgressent la loi. Vous êtes cordialement invité à y assister, monsieur le PDG, ainsi que votre chargé de communication M.BAHARD.
Même si nous sommes tentés de vous demander de mettre fin aux fonctions du/des responsable(s) de ce grave incident, le collectif CCTA réclame une sanction à la hauteur de la gravité ses manquements et indemnisations immédiates de tous les passagers abandonnés en France (tel que prévue par la réglementation européenne) et en Algérie (tel que prévu par la nouvelle loi de l’aviation civile algérienne).
Le collectif CCTA reste convaincu que la solution à la crise du transport vers l’Algérie est une baisse immédiate, significative, durable et définitive des tarifs du transport aérien et maritime par l’ouverture effective du marché du transport à la concurrence réelle sans l’exclusion des compagnies « Low-cost » étrangères.
Dans cette attente, nous vous prions d’agréer, Monsieur le PDG, nos sincères salutations.
L’équipe du collectif CCTA
Copie :
- Ministère algérien des Transports
- Ministère des affaires étrangères algériennes,
- IATA (International Air Transport Association)
- DGAC (Direction Générale de l’Aviation Civile)
- ENNA (Etablissement National de la Navigation Aérienne)
- Trans-Atlantic France et Islande
- Médias
PS. Votre "pouvez" passer au-dessus de loi de départ à la retraite (71 ans !), mais vous êtes obligé d'appliquer à la lettre les lois de l'aviation civile nationales et internationales.
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