Ils n’étaient pas très nombreux mais ils ont fait entendre leur voix, samedi matin devant l’agence du transporteur Air Algérie, rue du Molinel. Le collectif CCTA (Contre la cherté des transports vers l’Algérie) dénonce le quasi monopole de la compagnie nationale, qui n’est pas concurrencée et pratique des tarifs hors de prix pour les ressortissants désirant retourner au pays.
« Cet été, le billet entre Paris et Alger tourne autour de 600 €, ce n’est pas tenable », tonne Wahab Afrit, le vice-président du collectif.
En réalité, une seconde compagnie, Air Azur, est autorisée à organiser des vols vers l’Algérie mais ses tarifs seraient identiques. « Il s’agit d’un duopole », résume l’un des manifestants qui réclame l’ouverture du ciel algérien. « L’État algérien s’empiffre avec le sang de la diaspora », complète un autre, qui estime que les liens familiaux sont gravement mis à mal entre les Algériens de France et leurs frères restés au bled. « Les gens ne peuvent plus retourner chez eux. Ce n’est pas normal. »
Du coup, le collectif envisage de se tourner vers la justice. « Nous avons saisi un avocat », précise Wahab Afrit qui n’entend pas baisser les bras devant cette injustice et appelle tous les Algériens à rejoindre le mouvement.
PUBLIÉ LE 30/04/2016
PAR FK. L.
La voix du nord - À Lille, un collectif dénonce la cherté du billet d’avion pour l’Algérie
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